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Quelles études pour travailler dans la cybersécurité ?

07/10/2026

- 10 minutes de lecture

Quelles études pour travailler dans la cybersécurité ?

Il n’existe pas un seul chemin vers la cybersécurité, et les études en cybersécurité passent par des formations très différentes :

  • un BTS
  • un BUT
  • une licence
  • un master universitaire
  • une école d’ingénieurs
  • une école privée hors Parcoursup

Le vrai choix ne porte pas uniquement sur l’établissement. Il dépend aussi du niveau que tu souhaites atteindre, de bac+2 à bac+5. Le rythme d’études compte, en initial ou en alternance, tout comme la reconnaissance du diplôme. Tu peux d’ailleurs commencer sans base technique, y compris avec un bac non scientifique, car la progression construite ensuite compte bien davantage.

Tu trouveras dans cet article les études en cybersécurité du public, les formations hors Parcoursup, le bac et le profil attendus, puis le niveau d’études adapté à chaque métier.

Les trois choix à faire avant des études en cybersécurité, le niveau, le rythme et la reconnaissance du titre

Quelles études en cybersécurité dans l’enseignement public ?

L’enseignement public couvre tous les niveaux, du bac+2 au doctorat, avec des modes d’admission qui changent à chaque étape.

NiveauFormationsAdmission
Bac+2BTS CIEL option A (informatique et réseaux), BTS SIO option SISRParcoursup
Bac+3BUT réseaux et télécommunications parcours cybersécurité, BUT informatique, licences professionnelles en sécurité des réseauxParcoursup pour le BUT, dossier pour la licence pro
Bac+5Master en informatique ou en cybersécurité, école d’ingénieurs avec une spécialité sécuritéSélection à l’entrée du M1, concours ou dossier
Bac+8DoctoratAprès un master, sur projet de thèse

Le BTS CIEL, pour cybersécurité, informatique et réseaux, électronique, a remplacé le BTS systèmes numériques à la rentrée 2023. 

Le BTS SIO, option solutions d’infrastructure, systèmes et réseaux (SISR), prépare quant à lui à l’administration des infrastructures. 

Le BUT informatique propose, lui, dès la deuxième année, un parcours consacré au déploiement d’applications communicantes et sécurisées. 

En sortie de BTS, les postes accessibles relèvent surtout du support ou de l’administration de premier niveau, si bien que la poursuite d’études est fréquente.

En master, une mention cybersécurité existe à côté des parcours sécurité des masters d’informatique. Pour les écoles d’ingénieurs, le diplôme est habilité par la Commission des titres d’ingénieur (CTI). Le doctorat, lui, se prépare en trois ans après le master et s’adresse aux profils attirés par la recherche, en cryptographie ou en sécurité des systèmes.

Le public présente de vrais atouts, avec des frais d’inscription réglementés et nettement plus faibles que dans le privé, ainsi qu’un socle théorique solide. En contrepartie : 

  • la sélection sur Parcoursup ou en master peut être serrée, 
  • les effectifs sont souvent plus lourds 
  • et la part de pratique varie selon les établissements.
Les atouts et les limites des études en cybersécurité dans l’enseignement public, des frais réglementés à la sélection serrée

Quelles sont les formations hors Parcoursup pour étudier la cybersécurité ?

Écoles d’informatique et écoles spécialisées

Les écoles privées recrutent hors Parcoursup, sans concours. Le parcours d’admission enchaîne le plus souvent une candidature en ligne, des tests techniques et un entretien de motivation. Les candidatures ouvrent tôt dans l’année, et plusieurs points d’entrée existent :

  • après le bac
  • à bac+2
  • à bac+3

Deux familles d’écoles se partagent cette voie. Les écoles 100 % cybersécurité se concentrent sur la sécurité dès la première année. Les écoles d’informatique font de la cyber une spécialité, après un socle plus large en développement, en cloud et en réseaux, ce qui laisse le temps de confirmer son choix. Elles conviennent bien à qui hésite encore entre plusieurs domaines de la tech.

Avant de t’engager, vérifie que le diplôme est enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et à quel niveau. En initial, les frais de scolarité sont à ta charge. En alternance, ils sont pris en charge par l’entreprise d’accueil et son opérateur de compétences (OPCO). L’alternance n’a toutefois rien d’automatique, puisqu’il faut d’abord trouver une entreprise, d’où l’intérêt d’un accompagnement par l’école.

Exemple de parcours : du Bachelor 1 au Mastère Cybersécurité et IA chez Sup de Vinci

Chez Sup de Vinci, le bachelor cybersécurité, intitulé Bachelor Cloud, Réseaux et Cybersécurité, se prépare en trois ans après le bac. Les deux premières années forment un tronc commun aux bachelors de l’école, qui fait découvrir les systèmes, les réseaux, le développement et la data.

La troisième année, qui dure 12 mois et s’ouvre aussi aux titulaires d’un bac+2, spécialise le parcours. Elle se suit en initial ou en alternance et prépare le titre RNCP de niveau 6 « Coordinateur de projets informatiques (infrastructures cloud, applicatives ou data) ». Le programme fait pratiquer l’administration Linux et Windows Server, la conteneurisation avec Docker, l’initiation DevOps et les trois grands clouds (AWS, Azure et GCP). À la sortie, ce bachelor débouche sur plusieurs postes :

  • cloud engineer junior
  • administrateur cloud
  • DevOps junior
  • administrateur systèmes et réseaux
  • consultant infrastructure
Boot ta carrière

Configure, sécurise, déploie. Un futur administrateur système et réseau construit ses réflexes sur les trois grands clouds dès la troisième année du bachelor.

Le master cybersécurité de l’école, le Mastère Cybersécurité et IA, prend ensuite le relais en 24 mois, après un bac+3, en alternance ou en initial. Il prépare le titre de niveau 7 « Expert en architectures sécurisées des systèmes d’information », enregistré sous le numéro 40165 sur la fiche RNCP de France Compétences. Le programme couvre :

  • l’OSINT, 
  • le Red Team, 
  • le Blue Team, 
  • les SIEM, 
  • la forensique 
  • et le machine learning appliqué à la cybersécurité. 

Les métiers préparés vont de l’analyste SOC à l’architecte cybersécurité.

La certification Certified Ethical Hacker figure aussi au programme du mastère. Chaque certification informatique obtenue en cours de cursus renforce ensuite un CV de jeune diplômé.

Pour candidater, tu peux déposer ton dossier dès l’automne, sans passer par Parcoursup, et un entretien suit les tests. Pendant la recherche d’entreprise, le service relations entreprises de l’école t’accompagne et relaie les offres d’alternance.

Le parcours en cybersécurité chez Sup de Vinci, du tronc commun du bachelor au Mastère Cybersécurité et IA à bac+5

Quel bac et quel profil pour commencer des études en cybersécurité ?

En bac général, les spécialités mathématiques, numérique et sciences informatiques (NSI) et sciences de l’ingénieur (SI) facilitent les premières années, sans être obligatoires. Un bac général sans ces spécialités ne ferme pas la porte pour autant, à condition de travailler les bases de la programmation dès la première année. En bac technologique, la série STI2D forme la passerelle la plus naturelle.

En voie professionnelle, le bac pro CIEL (cybersécurité, informatique et réseaux, électronique) remplace l’ancien bac pro systèmes numériques, avec une première session en 2026. Les profils non techniques ont aussi leur place, car la gouvernance, les risques et la conformité (GRC) ainsi que la protection des données recrutent des diplômés en droit ou en gestion. Ces profils complètent ensuite leur parcours par une formation cyber ciblée.

Les bacs et profils qui ouvrent les études en cybersécurité, du bac avec NSI aux profils en droit

Bac+3 ou bac+5 : quel niveau d’études viser en cybersécurité ?

Chaque niveau d’études ouvre des métiers différents, et aucun ne ferme la porte à une progression par la suite :

  • à bac+2, technicien support informatique ou technicien systèmes et réseaux
  • à bac+3, administrateur systèmes et réseaux avec une composante sécurité, administrateur de solutions de sécurité ou analyste SOC de premier niveau
  • à bac+5, architecte cybersécurité, consultant, pentester (testeur d’intrusion), analyste forensic, expert en réponse à incident ou chef de projet sécurité

Le pentester, par exemple, attaque les systèmes d’une organisation à sa demande pour en révéler les failles avant les vrais pirates.

À bac+2, ces postes servent surtout à comprendre le fonctionnement réel d’un système, mais ils touchent rarement à la cybersécurité pure. Le SOC, ou Security Operations Center, désigne le centre qui surveille les alertes de sécurité d’une organisation, et l’Onisep indique que le poste d’analyste SOC devient accessible à bac+3 pour un premier niveau.

Défends le réseau

Analyse, conseille, protège. Un futur consultant cybersécurité part d’un bac+5 pour accompagner les organisations face aux attaques.

Le poste de responsable sécurité informatique, ou RSSI, s’atteint avec l’expérience. Pour comparer les rémunérations, notre grille du salaire en cybersécurité détaille les montants selon le niveau d’études et le poste.

La progression dans les métiers de la cybersécurité, de la compréhension d’un système à bac+2 au RSSI avec l’expérience

Tes questions sur les études en cybersécurité

Oui, et beaucoup d’étudiants en font l’expérience. Les mathématiques aident en cryptographie ou en recherche, mais la plupart des métiers de la cybersécurité demandent surtout de la logique, de la rigueur et de la curiosité technique. La gouvernance, les risques et la conformité accueillent même des profils issus du droit ou de la gestion. Les bases mathématiques utiles s’acquièrent ensuite pendant les études en cybersécurité, au rythme des projets.

Oui. Chez Sup de Vinci, la troisième année du bachelor se suit en alternance dès que tu signes un contrat avec une entreprise, et le mastère se prépare aussi en alternance. Dans le public, certains BTS et BUT ouvrent également l’alternance, selon les établissements. Dans tous les cas, l’alternance demande de trouver une entreprise, alors commence tes démarches tôt.

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